C'est mauvais de ressasser le passé, on ne te l'a jamais dit? Tu n'as jamais eu besoin de l'entendre,
toi tu l'as toujours su. C'est pas que tout ce rapporte toujours à toi, si j'ai mal au c½ur, si les larmes sont au bord de mes yeux, ce n'est pas toujours car je ressasse le passé. Tu sais cela doit faire mille ans que je ne t'ai plus entendu rire, pourtant certains jours c'est comme si ce son résonnait dans ma tête, aussi fort que le son qui parvient à nos oreilles quand les cloches de l'église se mettent à sonner et qu'on se trouve juste à ses portes.. .
J'ai pas voulu t'en parler mais au pays des rêves j'ai rencontré quelqu'un qui te ressemble, en fait pour être tout à fait juste c'est la personne que tu étais avant. Avant? oui avant, il y a très longtemps, tu te rappelles quand on croyait qu' ensemble on traverserait le temps ?
J't'ai jamais dit, mais en fait je n'ai jamais douter de tout ce que j'ai pu te promettre, mais après coup je me suis rendue compte qu'il était difficile de tenir ses promesses, je crois que c'est à ce moment la que j'ai arrêté de promettre. D'ailleurs j'ai pris l'habitude de dire que les promesses c'était pour les faibles, ceux qui avaient besoin que les choses soient jurées pour continuer à y croire.. . Finalement c'est pas les promesses le problème, c'est plutôt l'espoir qu'on met dedans, celui qui les fait vivre. L'espoir c'est pas comme une tasse, on ne peut pas simplement le laisser tomber pour qu'il se brise, quand il est réel, il est inépuisable et c'est pas car il ne se voit pas dans les yeux qu'il est inexistant. L'espoir, c'est le plus difficile à tuer, car au fond malgré tous les coups bas, malgré tous les imprévus il est toujours là. On espere toujours que tout s'arrangera, qui si tout ne redevient pas comme avant, tout soit différemment mieux. Tu vois après tout ce temps, toutes les fois où j'ai fait à moiter semblant, où je les ai regardés et dis que maintenant c'était passé, je n'ai jamais oublié qu'à l'aube du printemps j'avais pris une décision qui allait boulversé tout ce que j'étais. Mais c'est pas parce que quand je les ai regardés je n'ai pas trouvé ce qu'il y avait dans tes yeux, que je le cherchais vraiment.
Parfois quand je me fais un tête à tête avec mon miroir, je vois se dessiner sur mon visage le nombre de regrets que j'ai pas su oublier, parait que ça se marque dans les yeux, que ça abime le sourire. Il y a des tonnes de choses que j'aurai aimer te dire, mais j'ai manqué de temps, enfin j'ai plutôt bousiller le temps qu'il me restait à des broutilles. J'avoue c'est de ma faute, j'en ai toujours été consciente, j'crois que ça non plus tu ne sais pas ce que c'est, de te rendre compte que si ta vie en rose a soudainement tourné au gris, c'est tout simplement de ta faute. Tu peux t'en réjouir parce que c'est réellement pourri comme sensation, ça rend aigri. Tu vois, j'ai aussi compris qu'il était facile d'effacer quelqu'un de ta vie quand on veut vraiment faire comme si on ne l'avait jamais rencontrée, avec certaines personnes c'est facile, avec d'autres ça l'est nettement moins, et je regrette de voir que j'ai fait partie de ceux faciles à positionner sur le siège éjectable. Il y a peu j'ai vu dans un film qui disait qu'au moment où on rencontre une personne spéciale il y a un avant et un après elle, j'ai été contrainte et forcée de voir que je n'ai pas été assez spéciale pour ça.
J'ai encore parlé pour ne rien dire, j'avoue que c'est très personnel, qu'après tout ce temps devrait y avoir prescription, mais il m'est difficile d'écrire depuis un long moment, rien ne vient et là c'est tout ce qui traverse mon esprit quand je me réveille en pleine nuit. Alors tu vois si j'écris ça ici, c'est car ça n'a pas plus d'importance ici que ailleurs, que je préfère le doute que tu n'ais jamais rien lu, plutôt que ton silence prévisible ailleurs. J'aurais toujours ce pincement là où je sais, quand je te croiserais aussi rares que les fois seront. Je suis désolée de ne pas avoir su oublier aussi vite, d'avoir pris trop de temps de parfois t'avoir fait passer pour le méchant alors que tu ne faisais simplement rien. Je suis désolée d'avoir débarqué dans ta vie si un jour tu l'as regretté, je suis desolée pour tant de chose. Je ne pourrais jamais te souhaiter d'être heureux avec quelqu'un d'autre alors sois heureux tout seul et choisit quelqu'un qui te mérite pour t'accompagner. C'est claire que j'aurais jamais supporter d'être ton amie, mais je ne sais pas si c'est pas pire de n'être rien du tout,de ceux qu'on garde sur msn " au cas où ".
Il n'est aucunement question de blâmer quelqu'un, tous droits réservés à sesauteurs respectifs cad ma petite personne.